Combien de temps un employé malade est-il protégé contre le licenciement ?
Après le temps d’essai, en cas d’incapacité de travail totale ou partielle due à une maladie non imputable à la faute du travailleur, la protection vaut durant 30 jours au cours de la première année de service, durant 90 jours de la deuxième à la cinquième année de service et durant 180 jours à partir de la sixième année de service. Si un congé est donné pendant cette période, il est nul; s’il a été donné avant et que le délai court encore, ce délai est suspendu puis reprend après la fin de la période protégée.
Après le temps d’essai, l’employeur ne peut pas résilier le contrat pendant une incapacité de travail totale ou partielle résultant d’une maladie non imputable à la faute du travailleur. La durée de cette protection dépend de l’ancienneté: durant 30 jours au cours de la première année de service, durant 90 jours de la deuxième à la cinquième année de service et durant 180 jours à partir de la sixième année de service. Il faut donc vérifier à la fois que l’incapacité est bien liée à une maladie, qu’elle n’est pas imputable à la faute du travailleur, qu’elle existe pendant la période concernée et que le temps d’essai est terminé.[1]
L’effet sur le congé dépend du moment où il est donné. Un congé notifié pendant la période protégée est nul. En revanche, si le congé a été donné avant le début de cette période et que le délai de congé n’a pas encore expiré lorsque l’incapacité survient, ce délai est suspendu et ne recommence à courir qu’après la fin de la période protégée. Lorsque les rapports de travail doivent cesser à un terme, tel que la fin d’un mois ou d’une semaine de travail, et que ce terme ne coïncide pas avec la fin du délai de congé qui a recommencé à courir, le délai est prolongé jusqu’au prochain terme.[1]
Cette réponse résume le texte légal cité tel que publié sur Fedlex. Il faut vérifier la disposition actuellement en vigueur ainsi que toute modification ultérieure avant d’agir.[1]