Que peut réclamer l’employeur si un employé abandonne son poste sans préavis ?
Si le travailleur abandonne son emploi abruptement sans justes motifs, l’employeur peut réclamer une indemnité égale au quart du salaire mensuel et, en plus, la réparation d’un dommage supplémentaire. Le juge peut toutefois réduire l’indemnité dans certains cas, et le droit doit être exercé dans les 30 jours s’il ne s’éteint pas par compensation.
Lorsque le travailleur n’entre pas en service ou abandonne son emploi abruptement sans justes motifs, l’employeur a droit à une indemnité égale au quart du salaire mensuel. Le même article prévoit aussi un droit distinct à la réparation du dommage supplémentaire. Il faut donc vérifier deux éléments séparément: d’une part, si le départ est intervenu abruptement sans justes motifs; d’autre part, si l’employeur peut établir un dommage allant au-delà de l’indemnité forfaitaire. La règle vise aussi bien la non-entrée en service que l’abandon de l’emploi en cours de relation de travail.[1]
L’indemnité n’est pas absolument intangible. Le juge peut la réduire selon sa libre appréciation si l’employeur ne subit aucun dommage ou si le dommage est inférieur à l’indemnité prévue. En pratique, il faut donc vérifier non seulement l’existence d’un abandon abrupt sans justes motifs, mais aussi l’ampleur réelle du préjudice. Par ailleurs, si le droit à l’indemnité ne s’éteint pas par compensation, il doit être exercé par voie d’action en justice ou de poursuites dans les 30 jours à compter de la non-entrée en place ou de l’abandon de l’emploi, sous peine de péremption.[1]
- Indemnité égale au quart du salaire mensuel si les conditions légales sont remplies.
- Réparation du dommage supplémentaire en plus de cette indemnité.
- Réduction possible de l’indemnité par le juge si l’employeur ne subit aucun dommage ou si le dommage est inférieur à l’indemnité prévue.
- Si le droit ne s’éteint pas par compensation, exercice nécessaire par voie d’action en justice ou de poursuites dans les 30 jours.
Cette réponse résume le texte légal cité tel que publié sur Fedlex. Il faut vérifier la disposition actuellement en vigueur ainsi que toute modification ultérieure avant d’agir.[1]