Valorisation

Valorisation des stocks selon le COméthode claire, chiffre défendable

Une valeur de stock calculée à la main en janvier, sans les frais de douane, change le bénéfice sans que personne sache pourquoi. Numezis valorise chaque mouvement selon votre méthode, intègre le coût d’importation et teste la valeur de marché avant le bouclement.

  • FIFO, LIFO, FEFO, moyen
  • Fret et douane inclus
  • Test CO 960c

Quatre méthodes, une seule valeur retenue

Avant le bouclement 2026, la fiduciaire d’Alpenwerk Outillage SA (démo) veut comprendre la valeur des 1’200 cartouches de mastic SX-10. Numezis affiche côte à côte FIFO, LIFO, FEFO et coût moyen, de CHF 10’032.00 à CHF 10’740.00. Le FIFO, appliqué depuis 2025, reste retenu. Le dernier import d’Allemagne coûte CHF 8.95 l’unité, fret et douane compris, et la valeur de marché dépasse le coût.

  • La comparaison des méthodes sert à comprendre l’effet sur le bénéfice ; la méthode retenue, elle, ne change pas en cours d’exercice.
  • Le coût d’entrée intègre le prix converti au cours du jour, le fret et les droits de douane, répartis sur les lignes reçues.
  • La TVA à l’importation est récupérée comme impôt préalable et n’alourdit donc pas le coût du stock.
  • Le test de valeur la plus basse compare le coût à la valeur nette de réalisation, article par article, avant le bouclement.
Numezis · Stocks · Valorisation du mastic SX-10

Mastic silicone SX-10, cartouche 300 ml

1’200 cartouches en stock au 31.10.2026

FIFORetenue

CHF 10’104.00

CHF 8.42 / unité

LIFO

CHF 10’740.00

CHF 8.95 / unité

FEFO

CHF 10’032.00

CHF 8.36 / unité

Coût moyen

CHF 10’332.00

CHF 8.61 / unité

FIFO appliqué depuis le 01.01.2025, sans changement en cours d’exercice (CO 958c).

Coût de revient du dernier import
Prix d’achat EUR 8.70 au cours 0.9368CHF 8.15
Fret jusqu’à CrissierCHF 0.54
Droits de douaneCHF 0.26
Coût de revient unitaireCHF 8.95

TVA à l’importation 8,1 % (CHF 0.72 par unité) récupérée comme impôt préalable, hors coût.

Test CO 960c
Valeur au coût (FIFO)CHF 10’104.00
Valeur nette de réalisationCHF 13’680.00
Valeur retenue au bilan : CHF 10’104.00Pas de dépréciation
Valeur d’un même stock selon FIFO, LIFO, FEFO et coût moyen, coût de revient du dernier import et test de valeur la plus basse selon CO 960c.

Contrôles suisses

Les règles d’évaluation du stock

La valeur du stock pèse directement sur le bénéfice et l’impôt. Ces contrôles appliquent les principes d’évaluation du Code des obligations et rendent chaque chiffre traçable jusqu’à la pièce d’achat.

  • Valeur plafonnée au coût d’acquisition

    CO 960a : les stocks s’inscrivent au maximum à leur coût d’acquisition ou de fabrication. Aucune réévaluation au-dessus du coût n’est possible dans Numezis.

    Bloqué
  • Valeur la plus basse du coût et du marché

    CO 960c : si la valeur nette de réalisation est inférieure au coût à la date du bilan, Numezis signale l’article et prépare la correction de valeur à valider.

    Signalé
  • Méthode constante d’un exercice à l’autre

    CO 958c al. 1 ch. 6 : la permanence des méthodes interdit le changement en cours d’exercice ; tout changement futur doit être motivé et documenté dans l’annexe.

    Bloqué
  • Frais d’acquisition répartis sur la réception

    Fret, droits de douane et frais de dédouanement font partie du coût d’acquisition ; ils sont répartis au poids, à la valeur ou à la quantité sur les lignes reçues.

    Automatique
  • TVA à l’importation hors coût de stock

    LTVA art. 28 : la TVA perçue par l’OFDF à l’importation est déductible comme impôt préalable pour l’assujetti ; elle est comptabilisée à part et n’entre pas dans la valeur du stock.

    Automatique
  • Correction de valeur validée et tracée

    Toute correction de valeur, dépréciation ou reprise, attend l’approbation d’un responsable et reste rattachée à son calcul, à sa date et à son auteur.

    Validation requise

Une valeur de stock que chacun peut refaire

Méthodes reconnues, coûts complets, corrections documentées : tout ce qu’il faut pour que la valeur du stock au bilan se recalcule et se justifie, article par article.

Quatre méthodes de valorisation

FIFO, LIFO, FEFO et coût moyen pondéré, choisis par article ou par catégorie. La méthode s’applique à chaque sortie, en temps réel, pas seulement en fin d’année.

Couches de coût visibles

Chaque réception crée une couche de coût avec sa date, sa quantité restante et son prix. Vous voyez quelles couches une livraison a consommées et à quel prix.

Simulation côte à côte

Comparez la valeur de votre stock selon les quatre méthodes pour comprendre l’effet sur le bénéfice, avant de décider avec votre fiduciaire de la méthode du prochain exercice.

Coût de revient d’importation

Fret, assurance, droits de douane et frais de transitaire sont répartis sur les lignes de la réception. Le coût unitaire reflète ce que la marchandise vous a réellement coûté.

Devises et cours de change

Achats en euros ou en dollars convertis au cours du jour de la réception ; l’écart de change sur la facture fournisseur est traité en comptabilité, pas dans le stock.

Test de valeur la plus basse

Comparaison du coût et de la valeur nette de réalisation par article, liste des articles à déprécier selon CO 960c et correction proposée avant le bouclement.

Marge par article fiable

Le coût des marchandises vendues est connu à chaque livraison. La marge par article, client ou canal de vente se lit chaque mois, pas seulement après l’inventaire.

Agent IA de valorisation

Demandez à l’agent pourquoi la valeur d’un article a changé ou quels articles devraient être dépréciés : il répond en citant les réceptions, les cours et les ventes concernés.

Plusieurs sociétés, un groupe

Chaque société du groupe garde sa méthode et ses comptes de stock ; les transferts intragroupe sont éliminés en consolidation, sans marge interne au bilan consolidé.

Le guide

Guide de la valorisation des stocks en Suisse

La valorisation des stocks détermine une part importante du bénéfice d’une PME commerciale ou industrielle. Ce guide explique les règles du Code des obligations, les méthodes admises, le traitement des frais d’importation et la marge de manœuvre fiscale, avec des exemples tirés de la pratique suisse.

Quelles règles de valorisation des stocks impose le CO ?

Le Code des obligations fixe trois principes pour la valorisation des stocks. D’abord, le plafond : selon l’art. 960a CO, les stocks s’inscrivent au maximum à leur coût d’acquisition ou de fabrication. Ensuite, la prudence : selon l’art. 960c CO, si la valeur nette de réalisation, c’est-à-dire le prix de vente attendu moins les frais restant à engager, est inférieure au coût à la date du bilan, c’est cette valeur plus basse qui s’applique.

Enfin, la permanence : l’art. 958c al. 1 ch. 6 CO exige que les méthodes d’évaluation restent les mêmes d’un exercice à l’autre. Un changement est possible s’il est justifié, mais il doit être expliqué dans l’annexe. Les stocks s’évaluent en principe individuellement, mais le CO admet l’évaluation par groupes d’articles similaires. Numezis applique ces trois principes à chaque mouvement, et non une seule fois par an sur une liste exportée.

FIFO, LIFO ou coût moyen : quelle méthode choisir ?

Avec le FIFO, premier entré, premier sorti, les sorties consomment d’abord les achats les plus anciens : le stock restant est valorisé aux prix les plus récents. Avec le LIFO, dernier entré, premier sorti, c’est l’inverse : le stock garde les prix anciens. Le coût moyen pondéré recalcule un prix moyen à chaque réception. Le FEFO, premier périmé, premier sorti, suit les dates de péremption et convient aux produits périssables.

Quand les prix montent, le LIFO donne une valeur de stock plus basse et donc un bénéfice plus faible, tandis que le FIFO donne une valeur plus proche des prix actuels. Le LIFO est admis par le droit comptable suisse mais exclu par les normes IFRS ; sous Swiss GAAP FER, vérifiez avec votre fiduciaire. Le coût moyen lisse les variations et reste le choix le plus courant dans les PME. L’essentiel est de choisir une méthode adaptée à vos flux réels, puis de s’y tenir.

Comment calculer le coût de revient d’un article importé ?

Le coût d’acquisition d’un article importé ne se limite pas au prix sur la facture du fournisseur. Il comprend aussi le fret jusqu’à votre entrepôt, l’assurance de transport, les droits de douane, les frais du transitaire et du dédouanement. Ces frais doivent être répartis sur les articles reçus, au poids, au volume, à la valeur ou à la quantité selon leur nature.

Prenons un mastic acheté EUR 8.70 l’unité, converti à CHF 8.15 au cours du jour. Avec CHF 0.54 de fret et CHF 0.26 de droits de douane par unité, le coût de revient est de CHF 8.95. La TVA à l’importation de 8,1 %, perçue par l’OFDF, n’en fait pas partie : une entreprise assujettie la récupère comme impôt préalable. Numezis rattache la facture du transitaire et la décision de taxation à la réception, répartit les frais automatiquement et met à jour la couche de coût de l’article.

Quand faut-il déprécier un stock selon l’art. 960c CO ?

Une dépréciation s’impose dès que la valeur nette de réalisation d’un article tombe sous son coût à la date du bilan. Les causes typiques sont une baisse durable des prix de vente, un produit démodé ou remplacé par un nouveau modèle, une marchandise abîmée, une date de péremption proche ou un stock dormant qui ne se vendra qu’avec un fort rabais.

La valeur nette de réalisation se calcule à partir du prix de vente attendu, diminué des frais encore nécessaires pour vendre : remise, transport, commission. Numezis compare cette valeur au coût de chaque article et produit la liste des dépréciations à envisager, avec les indices qui la justifient : rotation, dernières ventes, lots proches de leur péremption. La correction de valeur est préparée mais n’est comptabilisée qu’après validation. Une dépréciation qui n’est plus justifiée peut être reprise, dans la limite du coût initial.

Que valent le « tiers marchandises » et les réserves latentes ?

En plus des corrections de valeur exigées par l’art. 960c CO, la pratique fiscale suisse admet, dans la plupart des cantons, une correction de valeur forfaitaire sur les stocks de marchandises, connue sous le nom de « tiers marchandises » : jusqu’à un tiers de la valeur d’inventaire au coût ou à la valeur la plus basse. Cette réserve latente réduit le bénéfice imposable de l’année où elle est constituée.

Deux conditions sont essentielles : une liste d’inventaire complète et une valeur de base exacte. La réserve se calcule sur cette base et doit être suivie d’une année à l’autre, car sa dissolution augmente le bénéfice. Numezis fournit la valeur de base article par article et sépare clairement la valeur économique du stock, les corrections selon le CO et la réserve forfaitaire. Le choix du montant reste une décision à prendre avec votre fiduciaire, selon la pratique de votre canton.

Questions sur la valorisation des stocks

Les questions que posent les responsables financiers et les fiduciaires sur la méthode et les chiffres.

Peut-on avoir des méthodes différentes selon les articles ?

Oui. La méthode se choisit par article ou par catégorie : FEFO pour les produits périssables, FIFO pour la marchandise courante, coût moyen pour les matières premières, par exemple. Une fois l’exercice ouvert, la méthode de chaque article reste fixe, conformément à la permanence des méthodes du CO. Tout changement se prépare pour l’exercice suivant.

Les droits de douane font-ils partie du coût du stock ?

Oui. Les droits de douane, le fret, l’assurance de transport et les frais de dédouanement font partie du coût d’acquisition. Numezis les répartit sur les lignes de la réception. La TVA à l’importation, elle, est récupérable comme impôt préalable pour une entreprise assujettie et n’entre donc pas dans la valeur du stock.

À quoi sert la comparaison des quatre méthodes ?

À comprendre l’effet de chaque méthode sur la valeur du stock et sur le bénéfice, par exemple avant de choisir la méthode d’une nouvelle société ou d’un nouvel exercice. La comparaison n’a aucun effet sur la comptabilité : seule la méthode retenue est appliquée et comptabilisée, et elle ne change pas en cours d’exercice.

Comment Numezis repère-t-il les articles à déprécier ?

En comparant pour chaque article le coût en stock à la valeur nette de réalisation, calculée à partir des derniers prix de vente et des frais de vente. Il ajoute des indices : absence de mouvement depuis six ou douze mois, lots proches de leur péremption, prix de vente en baisse. La liste est proposée, la décision reste la vôtre.

La valeur du stock est-elle à jour en cours d’année ?

Oui. En inventaire permanent, chaque réception et chaque sortie sont valorisées au moment du mouvement. La valeur du stock, le coût des marchandises vendues et la marge par article sont donc connus chaque jour. Vos bouclements mensuels ou trimestriels reflètent la réalité au lieu d’une estimation.

Comment ma fiduciaire vérifie-t-elle la valeur du stock ?

Avec un accès en lecture seule, elle voit la liste d’inventaire valorisée, la méthode de chaque article, les couches de coût, la répartition des frais d’importation, les dépréciations et le rapprochement avec le compte de stock. Elle peut remonter de chaque montant jusqu’à la facture fournisseur et à la décision de taxation de l’OFDF.

Une valeur de stock que vous pouvez expliquer

Choisissez vos méthodes, laissez Numezis intégrer fret et douane, et arrivez au bouclement avec une valeur que votre fiduciaire recalcule sans surprise.