Le guide
Guide de la révision des comptes pour PME
Contrôle restreint ou ordinaire, documents à préparer, conservation des pièces, rôle de l’organe de révision : ce guide explique ce que la loi suisse demande et comment préparer un audit sans mobiliser toute l’équipe pendant des semaines.
Révision des comptes PME : contrôle restreint ou ordinaire ?
Selon l’art. 727 CO, une société est soumise au contrôle ordinaire lorsqu’elle dépasse, au cours de deux exercices successifs, deux des trois seuils suivants : total du bilan de 20 millions de francs, chiffre d’affaires de 40 millions de francs, 250 emplois à plein temps en moyenne annuelle. Les sociétés cotées et celles tenues d’établir des comptes consolidés y sont aussi soumises.
Les autres sociétés font l’objet d’un contrôle restreint, plus léger, centré sur des auditions, des opérations analytiques et des vérifications détaillées appropriées. Avec l’accord de tous les associés, une société qui ne compte pas plus de dix emplois à plein temps peut y renoncer, c’est l’opting-out. Dans tous les cas, la tenue des livres doit rester régulière et prouvable.
Préparation audit : quels documents fournir au réviseur ?
Le réviseur attend les comptes annuels, bilan, compte de résultat et annexe, la balance et le grand livre, les rapprochements bancaires au jour de clôture, l’inventaire et sa valorisation, le tableau des immobilisations et des amortissements, les provisions et délimitations justifiées, les décomptes TVA et leur concordance avec le chiffre d’affaires, ainsi que les déclarations de salaires AVS et LPP.
Le plus coûteux n’est pas de produire ces documents, mais de retrouver les pièces qui les justifient. Dans Numezis, chaque écriture est rattachée à sa pièce, chaque contrôle laisse une trace et le réviseur reçoit un accès en lecture seule à l’exercice. Il consulte directement, au lieu d’attendre des classeurs et des exports.
Bouclement annuel : les étapes d’une clôture propre
Un bouclement propre suit un ordre : rapprocher les comptes bancaires et solder les comptes d’attente ; contrôler la concordance TVA ; passer les délimitations de charges et produits ; comptabiliser les amortissements et les provisions ; réévaluer les positions en devises ; inventorier et valoriser le stock ; enfin produire les comptes et l’annexe selon les art. 959 à 959c CO, et verrouiller la période.
Numezis organise cette séquence en un bouclement guidé, avec des contrôles préalables qui bloquent la clôture tant qu’un rapprochement manque. L’agent prépare les écritures récurrentes, comme les amortissements ou les délimitations, et chacune attend une approbation. Le résultat est un exercice verrouillé, cohérent et documenté, prêt à être transmis à l’organe de révision.
Combien de temps conserver les pièces comptables en Suisse ?
L’art. 958f CO impose de conserver les livres, les pièces comptables, le rapport de gestion et le rapport de révision pendant dix ans à compter de la fin de l’exercice. L’art. 70 LTVA prévoit la même durée pour les pièces utiles à la TVA, et vingt ans pour certaines pièces liées aux immeubles. La conservation électronique est admise, à condition de respecter l’Olico : intégrité, authenticité, accès possible à tout moment.
Numezis conserve les pièces dix ans en Suisse et refuse toute suppression avant l’échéance, même à un administrateur : c’est ce que l’on appelle un échec fermé. Le grand livre chaîné par empreintes permet en plus de démontrer qu’aucune écriture n’a été altérée depuis son enregistrement.
Comment donner un accès sûr à son réviseur
Envoyer des exports par e-mail ou partager un mot de passe administrateur pose deux problèmes : les données circulent sans contrôle, et le réviseur ne voit qu’un instantané. Un accès dédié résout les deux.
Dans Numezis, le rôle réviseur donne une lecture seule à l’exercice concerné : écritures, pièces, résultats des contrôles, historique et rapports. L’entreprise accorde et retire l’accès, et chaque consultation est tracée. Le réviseur peut poser ses questions directement sur une écriture, l’équipe y répond au même endroit, et l’agent peut préparer les réponses en retrouvant les pièces. La révision devient un échange structuré plutôt qu’un aller-retour de documents, et l’indépendance du réviseur est préservée, puisqu’il ne peut rien modifier.